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 swan lake.

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Florence Reuter-Stafford

Florence Reuter-Stafford

FIRST SEEN : 29/01/2015
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MessageSujet: swan lake.    swan lake.  EmptyMer 4 Fév - 18:07



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music here.


ROYAL OPERA HOUSE, COVENT GARDEN, LONDON.
TUESDAY, FEBRUARY 10TH 2015.

« Bonsoir Florence. » Je fais une bise à Andrew, remarquant que sa très chère fiancée est déjà absente. « Andrew. Ca va ? » «Aussi bien que possible vu la soirée pourrie... » Je lui lance une légère claque dans l'estomac alors qu'il se glisse à mes côtés en rigolant discrètement. On regarde les autres, et je peux comprendre ce qu'il entend par soirée pourrie. On est bien loin des soirées auxquelles il participe de son plein gré, et qu'il apprécie. L'opéra n'est très certainement pas son passe-temps préféré, et très certainement que l'ouverture de Swan Lake n'était pas une soirée à faire des bonds jusqu'au plafond. Cependant, l'opéra avait été à la hauteur de toutes les attentes, et plus encore pour une ouverture. C'était complet depuis l'annonce du programme, et comme toujours, le Paul Hamlyn Hall était le lieu ou toute l'upper class se retrouvait pour un after. Les serveurs portant les coupes de champagnes sur les plateaux, la musique de fond tellement douce qu'elle était quasi-absente. « Ou est Peter? » Je tourne la tête et lui souris. « Il a un meeting tôt demain, et visiblement, il préférait une soirée… Tranquille à l'appartement. » Je sais très bien que la vérité, c'est que mon frère déteste l'opéra, et qu'il en a profité pour inviter son parfum de la semaine à l'appartement. « Je vois. Tes parents ? » Il prend une flûte de champagne alors qu'il scrute la foule des yeux. Mes parents ? Avec les siens un peu plus loin, à rigoler. Nous, nous sommes là, avec notre vingtaine ; à regarder les cinquantenaires discuter entre eux. Nous n'avons que le rôle de pièce à montrer, on s'y complaît, ou non. Visiblement, pour Andrew, c'était non. « Où est ta fiancée ? » Il secoue la tête et lève les yeux au ciel. « Dans sa famille, dans un trou perdu. Tant mieux, je peux respirer. » On rigole franchement, s'attirant un regard noir de nos voisins les plus proches. « Je t'abandonne, bonne soirée Flo. » Andrew me cale une bise sur le front alors qu'il se dirige vers nos parents qui discutent. C'est peu probable qu'il puisse participer à la conversation, car, jamais cela n'est arrivé jusqu'à alors ; j'en déduis donc qu'il envisage de rentrer chez lui avant l'heure. Je prends conscience de ma solitude soudaine, et je m'intéresse aux alentours. A chaque fois je suis subjuguée par la beauté de l'endroit. La grandeur du bâtiment, les vitres qui laissent apparaître la nuit noire, les lumières qui brillent, la galerie plus haut où quelques hommes sirotent un whisky sur glace. Le brouhaha est doux, et presque berçant. Et ce qui est important, c'est le flacon, plus que le contenu pour le coup. C'est de nouveau un opéra, mais celui-ci est différent. La musique de fond est souvent identique, mais les paroles sont différentes en forme, parfois en fond. Cependant, il y a toujours des protagonistes. Ils sont droits devant moi, et je les vois saluer mes parents. Le Duc de Richmond est à serrer la main de mon père, et je vois déjà ce qui se passe dans les rouages du cerveau de Thomas Reuter-Stafford qui sont à fonctionner à toute allure. Mon père n'est pas calculateur, mais je dirais qu'il sait exactement ce qu'il peut obtenir quand il rencontre quelqu'un, ce qui peut lui être apporté, quel impact cela pourrait avoir. Ce n'est pas de la manipulation non plus. C'est plutôt ce que l'on appelle la socialisation spécifique à la haute société. Nous, population de la haute, ne sommes que rarement appelés à lier des amitiés solides, des relations indestructibles. Ce sont plutôt des relations nouées pour qu'un jour, l'une ou l'autre des parties puisse profiter, et puis l'inverse se produit aussi éventuellement. Certes, il y a les affinités. Mes parents préfèrent largement la compagnie du Duc de Lancaster à celle du Comte de Salisbury, car ils sont différents, et que leurs opinions politiques sont diamétralement opposées. Mais, les affinités ne sont que subjectives, et souvent biaisées par un manque d'intérêt pour les autres. Je n'ai qu'un vague souvenir d'avoir rencontré un jour la famille du Duc de Richmond, mais, ça importe peu. De toutes les façons, je ne serais jamais invitée à leur parler autrement que pour les saluer. C'est un autre truc de la haute. Le Bottin Mondain est comme une liste de verbes irréguliers à apprendre, une liste de noms, d'hértiers et de titres; et il est regrettable que cela ne ressemble pas à trombinoscope par moment. Je détache mon regard de la pièce qui se joue sous mes yeux, et décide de me faufiler pour trouver un tabouret auprès du bar sur lequel je saute en prenant soin de l'amas de plumes qui me sert de robe. Je commande un verre de Cristal Blanc Roederer, et souris quand il fait son apparition. La première gorgée est fabuleuse, pétillante et fraîche. Et puis à mesure que le liquide envahit ma gorge, comme le reste, le goût disparaît, et l'extase aussi. La soirée, c'est exactement pareil.

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the truth is incontrovertible. malice may attack it, ignorance may deride it, but in the end, there it is.
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