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 moona⊹ take shelter

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Oona Gainsborough

Oona Gainsborough

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MessageSujet: moona⊹ take shelter    moona⊹ take shelter  EmptyDim 21 Déc - 16:19

La voiture était à peine garée que son regard se perd déjà dans l'horizon. Trop de choses à regarder pour son simple regard. Chatsworth House tout entier lui tendait les bras. Un soupçon de stress traversait son échine. Aujourd'hui était le premier jour d'une toute nouvelle aventure, d'une vie d'adulte dont elle ne pourrait plus jamais se défaire. Un monde bien loin de la déranger. Un monde dans lequel elle aurait poussé ses pas depuis des années si elle avait pu décider. Aujourd'hui, elle prenait son destin en main. Un destin qui avait pourtant si souvent ressemblé à cet instant : une valise dans chaque main et une nouvelle demeure à découvrir. Oh, la demoiselle n'était pas restée spectatrice de pacotille. Pour son nouvel emploi, elle avait déjà commencé par faire quelques recherches afin d'en savoir davantage sur le château de ses employeurs. Que venait-elle faire ici ? Même elle n'était pas sûre de sa tâche. Un peu de tout, voilà ce qu'elle avait compris de l'entrevue qu'elle avait eue en compagnie de madame Duncombe. Oh, ce manque d'informations sur sa future fonction était bien loin de la gêner ou de lui faire peur. Oona savait depuis longtemps que si on désirait quelque chose, il ne fallait pas compter sur autrui. Seul sa propre personne pouvait développer la richesse de ses possibilités. Mademoiselle Gainsborouh ne pouvait toutefois pas nier qu'un coup de pouce l'avait amenée à trouver ce poste de choix. En effet, la douce n'avait pas encore eu le temps de faire la moindre proposition d'emploi qu'une douce et délicate voix avait retenti à ses oreilles. Le pourquoi du comment, sur le coup, elle ne l'avait pas vraiment cherché, sans doute persuadée que l'action ne pouvait provenir que d'une seule et même personne : sa tante. Dans l'esprit de la jeune femme, sa mère de substitution avait, sans nul doute, glissée dans quelques conversations que sa nièce était en train de chercher un emploi. Oh, elle ne doutait nullement des compliments que la quinquagénaire avait pu faire sur sa petite personne. C'était d'ailleurs ce qu'elle appréciait et détestait à la fois chez sa tante, cette capacité de tout faire pour offrir à sa nièce toutes les chances possibles et inimaginables. Pour cette fois, le coup de main était plus qu'apprécié, travailler pour un duc et une duchesse pouvait lui ouvrir de nombreuses portes, c'était une chance incroyable qu'il ne fallait en aucun cas gâcher.

Arrivée à l'intérieur, la majestuosité du lieu ne faisait que rendre la situation plus merveilleuse. Ses yeux se délectaient du spectacle qui lui était offert. Il ne lui restait plus maintenant qu'à retrouver les appartements qui allaient être siens lorsqu'elle serait à Chatsworth House. Oh, une dame aimable lui avait indiqué le chemin à prendre malheureusement son sens de l'orientation plus que désastreux avait eu raison d'elle. La pauvre demoiselle vagabondait d'une pièce à l'autre, cherchant sa dite chambre ou une âme charitable qui accepterait de la guider dans ce vrai labyrinthe. Où se trouvait-elle maintenant ? Elle n'en avait vraiment aucune idée, tout ce qu'elle savait c'est qu'elle était totalement perdue et que seul sa bonne toile pourrait encore l'aider dans cette situation. Une fois encore, elle ouvrit une nouvelle porte mais cette fois-ci sa main ne le ferma pas immédiatement. Non, devant ses yeux ébahis se tenait un bellâtre, à peine réveillé, dans une tenue qui lui faisait maintenant monter le feu aux joues.  « Je... Je suis désolée... Perdue. Euhm... Je me suis perdue. »  Et voilà comment, en quelques secondes à peine, la demoiselle venait de se ridiculiser devant un parfait inconnu. Inconnu ? Vraiment ? Plus elle restait là à le fixer, moins elle possédait cette impression comme si elle le connaissait, comme si... LUI ! Elle était maintenant certaine de l'identité de la personne qui lui faisait face... « Vous ! Vous ? C'est vous qui ? » Un charabia incompréhensible qui était le résultat du flot d'émotion qui était en train de la submerger. Non, ce n'était pas sa tante qui lui avait obtenu ce poste et la vérité blessait sa fierté. Si elle était ici, c'était simplement parce qu'un homme qui ne renonçait pas facilement désirait s'immiscer entre ses cuisses. Et cette vérité lui faisait même oublier la tenue de l'homme en question...
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Miles Duncombe
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MessageSujet: Re: moona⊹ take shelter    moona⊹ take shelter  EmptyJeu 8 Jan - 22:57


oh kiss me where your eye won't meet me
oh meet me where your mind won't kiss me

chatsworth house, bakewell, derbyshire.

Le soleil, cet être timide, pointait légèrement le bout de son nez. Son rayonnement, assez puissant pour faire tiquer le délicieux jeune homme endormi dans son lit, perçait à travers les rideaux de velours rouge. L’homme laissa échapper un grognement sonore, accompagné d’un charmant « for fuck’s sake get the fuck out of here you twat, let me fucking sleep » avant de replonger délicatement sous la masse de couvertures qui protégeaient son corps chétif. Il mit un certain temps avant de se décider à rencontrer l’ami soleil. Émergeant de l’antre de Morphée, le bellâtre se redressa, assis sur son lit, et souffla à la vue de Chatsworth House sous un soleil éclatant. Quelle heure était-il, bon sang ? A peine huit heures d’après son smartphone. Seulement huit heures. Milburn Raleigh Duncombe venait de dormir à peine cinq heures. Cinq petites misérables heures. Cinq putains d’heures qui venaient de décider de l’humeur que le jeune homme adopterait pour la journée. Autrement dit, une humeur de chien. La tête dans le sac, il parcourut frénétiquement les derniers messages reçus durant la nuit, les mails éventuels, les mises à jour sur les réseaux sociaux. La plupart des textos reçus complimentaient sa légendaire cuite de la veille, ou encore son coup tiré avec une fille dont il avait encore oublié le nom. Encore une autre qui ne l’avait tout bonnement pas transcendé. Miles finit par se lever difficilement pour observer dans le miroir adjacent au lit que son torse avait encore les vestiges des marques laissées par ses draps. Et la coupe de cheveux. Que dire de cette coupe de cheveux. Même Karl Lagerfeld n’en voudrait pas. L’homme se passa une main sur le visage et entreprit de se faire une tasse de thé, ses appartements lui permettant d’avoir fort heureusement son coin thé privé. Le liquide coulait sous ses yeux hagards, cernés par l’intensité de la veille, Miles se maudissant de vieillir et de ressentir de plus en plus les effets de la débauche. Ce fut donc tout naturellement qu’il s’arrêta pour observer un instant le parc de Chatsworth House ensoleillé, ses lèvres allant à la rencontre du liquide brûlant. Et puis tout d’un coup, un bruit. Un bruit qui le sortit de sa torpeur matinale et qui le fit immédiatement se retourner. Tiens donc, une demoiselle. Une demoiselle qui ne ferma pas la porte en le voyant. Immédiatement, un sourire narquois prit place sur son visage. Alors oui, il arborait seulement un caleçon à carreaux écossais, les cheveux en pétards, une tasse de thé à la main mais Miles Duncombe était toujours prêt lorsqu’il s’agissait de la gente féminine. Il se rapprocha de la porte, là d’où l’inconnue l’observait avec ce visage de carpe qui lui allait si bien. « Je... Je suis désolée... Perdue. Euhm... Je me suis perdue. » Oh, elle rougissait. Son sourire s’étendit de plus belle. « Serait-ce déjà mon anniversaire », plaisanta Miles d’une voix douce et chatoyante. « Je vous en prie. Que cherchez-vous ? Nous pourrions éventuellement faire le chemin ensemble. » Sauf que contrairement à ses plans, la demoiselle s’indigna bien vite. Mais quelle chochotte, pensa le sieur Duncombe. Sauf qu’elle ne sembla pas s’indigner de ses paroles mais de tout autre chose, plutôt. Sa tenue ? Nah, Miles Duncombe était en caleçon voyons. « Vous ! Vous ? C'est vous qui ? » Lui qui ? Lui qui quoi ? Il n’écoutait pas un traitre mot de ce qu’elle lui chantait. Ses yeux étaient beaucoup plus occupés d’observer son charmant minois bouger, minois qu’il aurait certainement dévoré si elle n’était pas aussi chiante maintenant. Quoi que. Ah, Miles la connaissait. D’où le charabia incompréhensible. Oona Gainsborough, se rappela le jeune homme. Délicieuse jeune femme qui avait croisé sa route lors de ce match de polo. Délicieuse jeune femme qu’il avait mentionné à son père pour un job et pour accroître ses chances de la mettre dans son lit (et plus si affinités). « Miss Gainsborough, quel plaisir de vous revoir. Je me suis permis de transmettre votre candidature à mon père qui a été tout aussi subjugué que moi. Vous savez comment atteindre les hommes, c’est une qualité indéniable. » Une pause, tandis qu’il sirotait son thé avec cette allure d’aristocratique odieux qui lui était si propre. « Quel impoli je fais. Une tasse de thé ? Ou peut être préfèreriez-vous que je vous conduise à mon père ? » Ou peut être que cette chère Oona préfèrerait rester papoter avec lui. En tout bien tout honneur.

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MessageSujet: Re: moona⊹ take shelter    moona⊹ take shelter  EmptyDim 18 Jan - 16:24

Etre engagée ici était comme un rêve qui devenait réalité, un moyen pour Oona Gainsborough de se faire un nom, de devenir quelqu'un d'important, sur qui il fallait compter. La demoiselle possédait ses rêves de grandeur, elle voulait devenir quelqu'un, non pas en se mariant ou en sortant avec tel personne. Non, elle désirait réussir son existence sans compter sur personne d'autre qu'elle. Bon, sur ce coup, elle était plus que certaine d'avoir reçu un coup de main de la part de sa tante. Elle ne pouvait toutefois pas lui en vouloir, cette dernière ne cherchait que son bonheur, elle le lui prouvait de plus d'une manière et cela n'était pas prêt de changer. Non, elle ne pouvait vraiment pas lui en vouloir de lui avoir trouvé une aussi bonne place. Ce n'était pas tout le monde qui avait la chance de pouvoir travailler pour le duc et la duchesse de Devonshire. Mais il avait malheureusement suffit d'un mauvais sens de l'orientation ainsi que d'une mauvaise porte ouverte pour gâcher tout le reste. Parce qu'un rêve pouvait facilement se transformer en cauchemar. Il suffisait pour cela d'un jeune homme à l'attitude plus qu'étrange. Un être qui sur beaucoup de plans pouvait ressembler au prince charmant, l'homme bien sous toutes les coutures, tout ce qu'il n'était pas pour elle. Parce qu'elle avait pu apercevoir son véritable visage. Parce qu'elle ne voyait chez lui que ses mauvais côtés. Il était tout ce qu'elle détestait, un être dont la seule volonté était de batifoler avec toute nouvelle venue. Non, Oona n'était pas de celles qui ouvraient les jambes facilement. L'erreur de la demoiselle avait sans doute été de ne pas assez s'intéresser à Miles Duncombe pour voir en lui le fils de son nouvel employeur. Maintenant la vérité lui apparaissait aussi clairement que le caleçon à carreaux écossais du jeune homme, seul vêtement le recouvrant. Toutefois, si elle rougissait de le voir dans une telle tenue, ce n'était pas ce qui l'amenait à s'indigner.  « Serait-ce déjà mon anniversaire. Je vous en prie. Que cherchez-vous ? Nous pourrions éventuellement faire le chemin ensemble. »  Cette voix, cette attitude, tout cela lui rappelait leur précédent rencontre. Aucun mot n'arrivait à sortir de sa bouche tant qu'elle avait la sensation d'être prise dans un piège trop grand pour elle. Bernée, elle avait été idiote de croire qu'on pouvait véritablement l'engager pour ses compétences. Si elle dévisageait de la sorte l'homme c'est parce que son être haïssait le fait de n'avoir été choisie que parce qu'elle plaisait au fils de la famille. Quelle idiote elle faisait !  « Miss Gainsborough, quel plaisir de vous revoir. Je me suis permis de transmettre votre candidature à mon père qui a été tout aussi subjugué que moi. Vous savez comment atteindre les hommes, c’est une qualité indéniable. Quel impoli je fais. Une tasse de thé ? Ou peut être préfèreriez-vous que je vous conduise à mon père ? » Un hoquet de surprise sortit de la commissure de ses lèvres quand elle entendit l'homme parler. Venait-elle vraiment d'admettre qu'elle n'était qu'une paire de fesses ou de seins quoique des deux côtés, elle n'était pas la mieux fournie. Juste un joli minois pour satisfaire l'appétit insatiable des Ducombe. Est-ce que Monsieur Duncombe désirait lui aussi la mettre dans son lit ? Elle espérait que non. Si son visage gardait cette mine choquée, tout son être était en train de bouillir de l'intérieur. Miles n'avait aucune idée du dragon qui dormait sagement sous sa jolie chevelure brune. Une partie de son être avait envie d'éclater de rire lorsqu'il lui proposait une tasse de thé, comme si cela suffirait à arranger un tant soit peu les choses ? Toutefois, elle ne pouvait pas se montrer complètement désagréable avec le fils de son nouveau patron même si toute sa personne lui donnait maintenant envie de partir en courant pour ne plus jamais revenir. « Votre père n'est pas là pour le moment, une affaire urgente l'a retenu. Je cherchais simplement mes appartements mais le château est grand et j'ai dû me tromper d'aile. » Son ton n'était pas des plus sympathiques, il laissait malheureusement transparaitre combien elle pouvait en vouloir au jeune homme de ce qu'il avait pu faire. La solution la plus civilisée aurait sans doute été de lui demander le chemin et puis de s'en aller avec lui jusqu'à sa chambre mais l'idée même de se retrouver près de son lit en compagnie de Miles arrivait à l'effrayer. « Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, je ne suis pas une prostituée Monsieur Duncombe. Et si la condition sine qua non de mon engament consistait à écarter les cuisses en votre présence, je préfère encore m'en aller sur-le-champ. » Sa voix trahissait son état de colère et son regard se faisait persan. Elle haïssait sa manière de faire, de la forcer à supporter sa compagnie alors qu'elle n'en avait pas la moindre envie. « Vous n'auriez pas dû transmettre ma candidature à votre père... Surtout si ma seule qualité pour ce travail est que vous vouliez me sauter. » Chaque mot était prononcé avec une rage certaine. La demoiselle avait du mal à rester en place et elle se retenait de le gifler. Oui sa main avait envie de partir, s'abattre sur le visage dégoutant de Miles Duncombe. Oona s'était bien trompé sur le compte de son employeur. Elle l'imaginait comme un homme qui avait été attiré par son travail rigoureux et non pas le fait qu'elle était l'en cas du jour pour le fils de la famille.

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MessageSujet: Re: moona⊹ take shelter    moona⊹ take shelter  EmptyLun 26 Jan - 18:47


Capter l’attention de Miles Duncombe était un honneur. Se faire embaucher par sa famille, un privilège. Un peu comme à la cour, lorsque les rois faisaient de leur (future) favorite des demoiselles de compagnie de la reine.  En un sens, Oona Gainsborough avait réussi l’impossible. Lorsque Miles Duncombe avait posé ses yeux sur cette délicate jeune femme, dégoulinant de sueur, crade après un match de polo, il avait su qu’elle serait pour lui. Et à personne d’autre. S’en suivit un nom, son nom à elle, glissé au cours d’une conversation avec son cher père. Oona cherchait du travail. Son père cherchait une assistante. L’alignement des planètes était résolument plus que parfait, malgré ce que l’horoscope du sieur Duncombe annonçait dans Tatler. Ce fut donc serein qu’il attendit patiemment l’arrivée de sa future conquête, tel un loup prêt à dévorer l’agneau d’une bouchée. Et quelle bouchée. Certes, Miles ne prévoyait pas de lui sauter dessus immédiatement, histoire que la belle prenne ses marques à Chatsworth House mais arriverait un moment où complètement ivre, sobre, elle se retrouverait bel et bien à fouler les draps blancs de son lit. Quoi que. Miles n’amenait jamais ses conquêtes dans sa chambre. Il préférait les faire venir à Londres, moins risqué. Et plus pratique pour avoir ses amis débriefer sa soirée de la veille une fois la gazelle partie. « Votre père n'est pas là pour le moment, une affaire urgente l'a retenu. Je cherchais simplement mes appartements mais le château est grand et j'ai dû me tromper d'aile. » WOW WOW WOW. Pourquoi sa douce et délicate créature se mettait-elle à lui parler comme…De la merde ? Le ton de sa voix lui parut presque insultant. Elle s’indignait. Mais de quoi s’indignait-elle ? Il ne l’avait pas touchée, pas embrassée, pas arraché son haut. Quelle chochotte.  « Au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, je ne suis pas une prostituée Monsieur Duncombe. Et si la condition sine qua non de mon engament consistait à écarter les cuisses en votre présence, je préfère encore m'en aller sur-le-champ. » L’homme haussa un sourcil, l’air de ne pas comprendre le délire. Sa tasse de thé toujours dans la main, il observait son interlocutrice de ce regard à la fois abasourdi et inquisiteur. Hmm. Elle avait compris. Même un peu trop. Elle avait tellement bien compris ce qu’il comptait faire d’elle et de son corps qu’il trouva son attitude un brin ridicule. Voyons, n’aimait-elle pas flirter ? Apparemment non. Apparemment, Oona Gainsborough était une coincée de première. Miles aurait du s’en douter. Une vierge, c’était bien sa veine. « Vous n'auriez pas dû transmettre ma candidature à votre père... Surtout si ma seule qualité pour ce travail est que vous vouliez me sauter. » Un rire sonore fendit l’air. Rire que Miles ne put réfréner face au lot de conneries débitées à la seconde. «  Eh bien. Vous avez de l’énergie à revendre », s’empressa-t-il d’ajouter en sirotant une nouvelle gorgée de thé brûlant. « Et de l’humour, également. Mais visiblement, vous n’avez pas l’humour débridé de votre tante. »  A ces mots, le jeune homme passa une main assurée dans ses cheveux et son visage prit une toute autre expression. Le rire envolé, cet air moqueur, ce sourire narquois, ces yeux plongés durement dans ceux de son interlocutrice, l’homme se rapprocha légèrement. Assez pour l’effrayer.  « Voyez, Miss Gainsborough, j’aurais très bien pu vous claquer la porte au nez et vous dire d’aller vous faire foutre. Au lieu de ça, je prends la chose avec humour, je flirte, je souris, je ris, j’essaie de me montrer un minimum agréable. Et pourtant, je suis d’une humeur de chien. Je n’ai pas dormi, j’ai envie de fracasser ma tasse de thé contre la fenêtre, de vous rabaisser pour votre joli discours mais je ne le ferai pas. La politesse m’en empêche, voyez-vous. Et il est clair que si on ne vous a pas inculqué cette notion, nous n’allons pas nous entendre. » Une pause.  « Alors Miss Gainsborough, soyons clair. Oui, vous êtes très belle, très désirable, cela ne fait aucun doute. D’ici là à vous mettre dans mon lit comme vous le laissez entendre, probablement. Comme la dizaine qui seront passées avant vous. Mais vos remarques de vierge effarouchée qui s’offusque dès qu’un homme flirte avec elle en tout bien tout honneur ont malheureusement réfréné toute attirance que j’aurais pu avoir à votre égard. Les filles coincées ne m’intéressent guère. Alors rassurez-vous, je n’ai aucune intention de vous violer au détour d’un couloir sombre. » Il but une nouvelle gorgée, son regard d’acier toujours planté dans ses prunelles à elle. Son objectif ? La déstabiliser. Histoire qu’elle sache qu’on ne parlait pas de la sorte à Miles Duncombe. Histoire qu’elle se rende compte qu’il lui était doublement supérieur, ici. Et qu’il allait la mettre dans son lit sans ménagement.  « Mais passons. Puisque je ne suis qu’un obsédé dont l’ambition est de coucher avec la nouvelle venue, inutile de vous infliger davantage le supplice d’avoir à me supporter. » A ces mots, Miles posa sa tasse sur une table non loin de la porte et revint vers sa comparse, un sourire mauvais planant sur son visage. Elle allait ramper. «  A l’avenir, il serait avisé de ne pas déranger la famille de votre employeur, et surtout de bon matin. Vous savez que s’introduire dans l’intimité des Duncombe est un motif valable de renvoi.  Mon père vous expliquera tout ça après ‘son affaire urgente’, autrement dit après son petit déjeuner. » Et il lui claqua la porte au nez, tout simplement. Et tout simplement, Miles Duncombe reprit sa tasse de thé en sifflotant une petite chanson criant victoire. Pas de panique. Ça n’était que le début de la fin. Oona Gainsborough allait revenir. Et très vite.

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MessageSujet: Re: moona⊹ take shelter    moona⊹ take shelter  EmptyMar 27 Jan - 20:00

Etre le prochain repas sexuel de Miles Duncombe n'était pas la volonté d'Oona Gainsborough. La simple idée qu'une telle action se réalise arrivait à lui donner la chair de poule. Alors oui, sa politesse avait été mise de côté le temps de quelques paroles. Parce qu'elle haïssait cette image qui lui renvoyait. Parce qu'elle n'était pas un objet dont il pouvait se délecter moyennant une compensation financière. Ce genre d'arrangement pouvait peut-être marcher avec d'autres mais pas avec elle, jamais avec elle. Non, en ayant agi de la sorte, il l'avait dépossédée de sa propre existence, conduit sur un chemin où elle n'avait finalement pas sa place. Était-elle vraiment qualifiée pour le poste qu'on lui confiait ? Sa voix trahissait sans l'ombre d'un doute le ressentiment que la demoiselle ressentait à cet instant pour le jeune homme. Sa tenue bien loin d'être présentable et qui l'aurait sans doute fait rougir en d'autres circonstances ne la gênait même pas. Parce qu'elle se sentait comme un animal prit au piège. Une créature qui, pensait avoir trouvé une bonne place, n'était finalement que l'objet d'un chantage entre un fils et son père. L'idée même d'avoir quelque chose à devoir à Miles lui faisait froid dans le dos. Quelque chose chez le jeune homme la poussait à faire attention, à ne pas vouloir tenter le diable. Oui, ton chez lui laissait transparaitre ses penchants pour la luxure, l'oisiveté et le sexe. Des activités loin d'attirer l'intérêt de la créature. Non, Oona Gainsborough ne laisserait pas le fils Duncombe jouer avec son être et encore moins avec son coeur. Alors oui, ses mots avaient sans doute été trop loin. Mais tout ce qu'il lui avait déjà montré la poussait à cette attitude. Il y eut un flot de mots et puis un rire. Un rire qui n'était pas le sien, un rire qui n'annonçait rien de bon.  «  Eh bien. Vous avez de l’énergie à revendre Et de l’humour, également. Mais visiblement, vous n’avez pas l’humour débridé de votre tante. »  Il sirotait toujours son thé tandis que les propos commençaient déjà à se faire légèrement cassant. Non, elle n'était pas comme sa tante mais sur l'instant, elle ne voyait pas en quoi répondre sur ce point lui serait du moindre intérêt. L'attitude qu'abordait maintenant Miles était bien loin de lui rassurer. Il y avait sur ses traits une expression moqueuse qui ne disait rien de bon. Non, son regard se relevait être aussi dur que de la roche tandis qu'il s'approchait d'elle. Non, tout cela ne lui disait rien de bon. Et pourtant, Oona ne le montrait rien. Elle soutenait, avec toutefois, une certaine difficulté, le regard perçant de l'homme. Il n'avait pas encore ouvert la bouche qu'elle sentait déjà que son insolence allait causer sa perte. « Voyez, Miss Gainsborough, j’aurais très bien pu vous claquer la porte au nez et vous dire d’aller vous faire foutre. Au lieu de ça, je prends la chose avec humour, je flirte, je souris, je ris, j’essaie de me montrer un minimum agréable. Et pourtant, je suis d’une humeur de chien. Je n’ai pas dormi, j’ai envie de fracasser ma tasse de thé contre la fenêtre, de vous rabaisser pour votre joli discours mais je ne le ferai pas. La politesse m’en empêche, voyez-vous. Et il est clair que si on ne vous a pas inculqué cette notion, nous n’allons pas nous entendre.  Alors Miss Gainsborough, soyons clair. Oui, vous êtes très belle, très désirable, cela ne fait aucun doute. D’ici là à vous mettre dans mon lit comme vous le laissez entendre, probablement. Comme la dizaine qui seront passées avant vous. Mais vos remarques de vierge effarouchée qui s’offusque dès qu’un homme flirte avec elle en tout bien tout honneur ont malheureusement réfréné toute attirance que j’aurais pu avoir à votre égard. Les filles coincées ne m’intéressent guère. Alors rassurez-vous, je n’ai aucune intention de vous violer au détour d’un couloir sombre. » Quelques secondes c'est le temps qu'elle avait tenu avant que sa bouche s'ouvre dans une sorte de hoquet de surprise. En quelques phrases, il arrivait à retourner tout ce qu'il avait pu prononcer contre elle. Pire, il arrivait même à lui faire regretter une partie de son attitude. Avait-elle été à ce point impoli ? Sans doute... Ce n'était pas dans ses habitudes mais en compagnie de Miles, elle ressentait ce besoin indescriptible de rester sur la défensive, de ne pas se laisser approcher de trop près par sa personne. En quelques phrases, il avait réussi à défaire chez elle chacune de ses attitudes. Son visage n'était plus impassible mais rosée tandis que le feu lui montait peu à peu aux joues. Son regard ne soutenait plus vraiment celui de l'homme, non, elle essayait de regarder ailleurs, de ne pas croiser ses prunelles aussi dur que les mots qui sortaient de la commissure de ses lèvres. Tout chez Oona laissait ressortir son côté gêné, parce qu'il parlait d'elle, de son corps et puis parce que sans en avoir la certitude, il avait compris qu'elle n'était jamais passée à l'acte. Non, tout ce qui venait d'être prononcé, ne faisait que lui donner l'impression d'être une véritable idiote. Oh non, elle n'appréciait vraiment pas ses échanges avec l'homme. Comment arrivait-il toujours à la mettre dans de tels états ?  « Mais passons. Puisque je ne suis qu’un obsédé dont l’ambition est de coucher avec la nouvelle venue, inutile de vous infliger davantage le supplice d’avoir à me supporter. A l’avenir, il serait avisé de ne pas déranger la famille de votre employeur, et surtout de bon matin. Vous savez que s’introduire dans l’intimité des Duncombe est un motif valable de renvoi.  Mon père vous expliquera tout ça après ‘son affaire urgente’, autrement dit après son petit déjeuner.»  Le coup de grâce, c'est ce qu'il venait de faire maintenant qu'elle se trouvait hors de la chambre, la porte à quelques centimètres à peine de son visage. C'était comme se prendre une claque sauf que la douleur n'était pas puisque, elle était autre mais pourtant tout aussi douloureuse. Sans s'en être rendu compte, elle venait de se mettre à dos le fils de son employeur ce qui n'était pas une attitude très professionnelle. Non, la demoiselle s'était comportée comme une enfant apeurée par tout ce que représentait le jeune homme. Choquée et énervée que sa présence ici dépendait uniquement de la volonté du jeune homme. Sa valise à la main, heureusement qu'elle était restée dans le couloir, la demoiselle allait trouver son chemin, seule. Non, elle ne voulait plus déranger personne et surtout pas se retrouver face au jeune homme. Elle venait surement de s'en faire un ennemi ce qui n'était pas des plus malins. Oui, elle n'oserait plus le croiser au détour d'un couloir et si elle devait travailler avec lui ? Cela serait pire que tout ? Comment pourrait-elle y arriver ? Co... Non, fuir Miles Duncombe n'était pas l'attitude la plus responsable et professionnelle qui soit. Si elle s'en allait maintenant, elle lui donnerait raison alors que non, elle n'était pas ce genre de personnes. Elle n'était pas une demoiselle impolie et ... Oui, elle allait devoir lui faire face à nouveau. Abandonnant sa valise non loin de la porte du jeune homme, elle toqua doucement sans oser se présenter. Sans doute qu'elle avait peur qu'il ne lui ouvre pas mais maintenant, il pouvait tout aussi bien lui claquer la porte au nez ce qui n'était pas mieux. Toutefois, la demoiselle se faisait plus patiente. C'était elle qui avait comme une folle. Non, Miles Duncombe n'allait pas la violer au détour d'un couloir, elle pouvait discuter avec lui sans ressentir ce malaise ? Non ? Les minutes s'égrenaient et aucune porte ne s'ouvrait. Oona était prête à rebrousser chemin. Sans doute que le jeune homme ne désirait plus être dérangé de la sorte par une inconnue, employée par son père de surcroit, qui osait lui parler sans retenir ses propos alors qu'aujourd'hui, son attitude avait été loin d'être désagréable. Sa main se posait nouveau sur sa valise lorsque la porte s'ouvrit enfin.« Je suis désolé monsieur Duncombe. Je puis vous assurer que je suis normalement d'une politesse sans faille. Mes paroles ont dépassé mes pensées. J'étais seulement décontenancée en apprenant que vous étiez le responsable de mon embauche. Je m'étais persuadée que c'était une nouvelle idée de ma tante qui avait laissé mon profil à certains de ses contacts. » La demoiselle marqua une petite pause. Ce qui pouvait paraitre étrange ce n'était pas vraiment la douceur de sa voix, celle qu'elle avait si souvent quand il n'était pas présent, mais plutôt son regard. Elle n'hésitait pas une seule seconde à lui faire face. Son regard soutenait celui de l'homme comme si sa gêne précédente n'était plus qu'une chimère oubliée au fond de son esprit. « Je comprendrais parfaitement que votre seule envie soit de me claquer la porte au nez mais je suis certaine que nous pourrirons prendre un tout autre départ. » Un certain sourire vint prendre place sur ses lèvres tandis qu'elle tendait la main au jeune homme. « Monsieur Duncombe, je suis Oona Gainsborough, je ne sais pas si vous vous souvenez de moi. Je vais travailler pour vos parents à partir de maintenant. J'ai appris que vous en étiez le responsable. Merci beaucoup de m'avoir recommandé à votre père. » Tout recommencer depuis le début. Un moyen comme un autre d'essayer d'oublier son attitude sans doute trop présomptueuse ou tous les doutes qu'elle possédait encore sur l'homme qui lui faisait face.

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